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L'historique de Nommay

DE NOVANNA A NOMMAY  

 D’après M. DUVERNOY, auteur des éphémérides du Comté de Montbéliard publiés en 1831, le nom de Nommay pourrait venir de l’adjectif cardinal NEUF et du mot gallique Meix, signifiant maison avec les terres qui en dépendaient, ce qui indiquerait que ce village se composait dans son origine de neuf habitations, on le trouve en effet écrit neuf- meix dans une charte du 14° siècle. D’après Bullet, auteur du dictionnaire sur la langue celtique, imprimé à Besançon dans la 2° moitié du 18° siècle, le nom dont il s’agit, serait formé du celtique NON, rivière et de MAI ou MAIX, habitation et voudrait dire habitation près de la rivière.Nous vous donnons ces étymologies que pour ce qu’elles peuvent valoir.

 Le village de Nommay a toujours fait partie du comté de Montbéliard dès les temps les plus anciens. Il existait déjà au 12° siècle et sans nul doute à une époque antérieure. Le manque de documents ne nous permet pas de remonter jusqu’à son origine.

 D’après M. Duvernoy cité plus haut, il serait désigné sous le nom de NOVANNA dans une charte latine de l’archevêque HUMBERT de Besançon de l’an 1147, portant confirmation des biens du prieuré de Lanthenans (près de l’isle sur le Doubs) de l’ordre de saint Augustin, fondé vers le commencement du 12° siècle, et c’est dans cette charte que se trouverait la première mention.

 M. Duvernoy prétend encore que les terres qu’avait à Nommay le pré curé de Lanthenans, auraient passé à celui de Châtenois, aussi de l’ordre de saint Augustin, fondé un peu plus tard, vers la fin du 12° siècle. Ce dernier pré curé possédait certainement, dans le 13° siècle, sur le territoire de Nommay, des immeubles, consistant en champs, prés et vergers. Lorsqu’il fut supprimé en 1435, ses biens passèrent au chapitre de l’église collégiale de saint Maimboeuf de Montbéliard. Lors de la réformation religieuse, ils devinrent la propriété de la recette des églises protestantes du comté de Montbéliard, qui les a conservés jusqu’à la réunion du pays à la France en 1793. Le curé de Châtenois avait aussi à Nommay anciennement des fonds de terre, dont il a eu la jouissance jusqu’en 1793.

 Il paraît certain que des les premiers temps du régime féodal il n’y avait à Nommay qu’un seul fief, comprenant la plus grande partie du territoire de ce village, et que c’est du démembrement de ce fief que s’est formé le second fief qui existait dans le même village dans la première moitié du 15° siècle. Le plus ancien fief de Nommay était possédé au 14° siècle par les sires de Grammont vassaux des comtes de Montbéliard pour plusieurs seigneuries, et il s’étendait sur les territoires de Dambenois et de Brognard. On voit par une charte de 1419 que Thomas de Grammont remplit en cette année là les devoirs de foi et hommage pour ce qu’il possédait à Nommay, Dambenois et Brognard, ce fief comprenait à Nommay un château fort, un moulin, des vergers, des prés, des champs et à Dambenois plusieurs meix avec des prés, à Brognard des prés,….Vers 1440 le seigneur de Grammont céda à Henri, seigneur de Franquemont, une grande partie du fief dont il s’agit dans chacun des villages de Nommay, Dambenois et Brognard avec d’autres biens situés à Chatenois et à Vourvenans et il transmit le reste à ses héritiers. Le 17 janvier 1546, Jean de Grammont, écuyer, comme tuteur d’Anne de Grammont fille et unique héritière de Léonard de Grammont reprit en fief du comté de Montbéliard ce qu’elle tenait à Nommay, Brognard, Dambenois et Mandeure, elle avait pour oncle paternel Jean de Grammont. Le 22 octobre 1549, Jean de Grammont reprit du comté de Montbéliard ce qu’il tenait à Nommay, à Brognard dessous avec déclaration des fiefs qu’on tenait de lui et qui étaient des arrières fiefs du comté de Montbéliard.

 Par acte de 1549 la famille Grammont vendit toutes ses possessions au comte de Montbéliard Frédéric, qui en opéra la réunion au domaine direct de son comté. Alors prit fin la justice inférieure qu’avaient les seigneurs de Grammont sur les sujets du ressort de leur fief.

Le château de Nommay appartenant à la famille Grammont était situé sur le sommet d’une éminence, à l’Ouest du village, il a cessé d’exister depuis longtemps. L’emplacement de ce château est devenu la propriété de la commune, sans doute par échange. Il est boisé depuis bien des années, et le bois ne présente qu’une surface de 97 ares 20 centiares. On l’appelle coteau de la tour. Il y a encore les noms de jardins de la tour et de champs sous la tour. Ses pierres de taille ont été extraites vers l’an 1820 des fondations des murs du château qui avaient une épaisseur d’un mètre 60 centimètres. Il existe encore des vestiges des fossés qui entouraient le château.

 Quant au fief possédé vers 1440 par Henri de Franquement, il passa lors de sa mort arrivée en 1473 à son fils Jean de Franquemont qui le transmit à ses descendants. L’un deux Henri de Franquemont époux d’Etiennette de Beaujeu, s’appelait en 1575 seigneur de Nommay. Par un acte du 26 février 1582 il vendit pour 63000 francs forts, monnaie de Montbéliard à Pierre Beurtich de Montbéliard, docteur en droit, devenu sieur de Neidenfels, dans le Palatinat, tout ce qu’il possédait sur le territoire de Nommay, Dambenois, Brognard et Vourvenans en terres, bois, dîmes, cens, rentrés et droits seigneuriaux ne se réservant qu’une maison située à Nommay avec les aisances et dépendances de cette maison.Par acte du lendemain, 27 février 1582, il vendit encore au même Pierre Beutrich ladite maison avec ses aisances et dépendances, moyennant 500 francs et une pièce d’or estimée 10 écus. Pierre Beutrich avait déjà acquis en 1578 un domaine allodial de grande importance à Bethoncourt. Décédé en 1587 il eut pour héritier de son fief de Nommay, Brognard, Dambenois, Châtenois et Vourvenans son fils de même nom, marié à Elisabeth, fille de Michel de Franquemont, seigneur de Tremoins. Pierre Beutrich et son fils en cédèrent une partie au sieur Jacques Morlot de Montbéliard. Le prince Louis Frédéric de Montbéliard acheta en 1622 toutes les possessions de Beutrich et de Morlot et les réunit alors au domaine direct de son comté, de façon que tout fief disparaisse à Nommay ainsi qu’à Dambenois, Brognard et à Châtenois. La justice seigneuriale de Nommay fut alors supprimée et les justiciables furent réunis au ressort de la prévôté de Montbéliard.

 La maison forte de Nommay entourée de fossés et de gros murs qui était comprise dans le fief Franquemont a disparu depuis longtemps. Elle était située à l’extrémité orientale du village, un peu au-dessus du moulin, au-delà du pont établi sur le ruisseau, on en a mis à découvert les fondations qui avaient environ 1 mètre et demi d’épaisseur, lorsqu’on a abaissé le sol pour faire la nouvelle route de Nommay à Châtenois vers l’an 1890.

 En 1327 une faible partie de Nommay, c’est à dire la partie qui n’était comprise dans aucun fief et qui dépendait directement du comté de Montbéliard était entrée dans la seigneurie de Belfort, alors démembrée du comté de Montbéliard, pour faire la part de Jeanne de Montbéliard, épouse de Raoul Hetz, marquis de Bade, dans la succession de son père, le comte Renaud de Montbéliard. Dès lors la seigneurie de Belfort posséda à Nommay une seule famille du nom de Donzé et la supériorité sur quelques terres jusqu’en 1768. La famille Donzé a toujours joui des droits de bourgeoisie à Nommay et s’est conservée jusqu’à ce jour.

 IL n’y a jamais eu d’église à Nommay, les habitants ont été rattachés de tout temps à l’église de Dambenois.

 Les sujets du comté de Montbéliard à Nommay reçurent tous la réformation religieuse en 1541 et en 1542 en même temps que ceux de Dambenois et des autres villages formant la paroisse protestante d’Allenjoie. Quant aux sujets de la seigneurie de Belfort, formant un seul ménage, ils restèrent catholiques, et ne pouvant plus exercer leur culte dans l’église de Dambenois, ils se rattachèrent à la paroisse de Chatenois.

 En 1579 une malheureuse femme de Nommay originaire d’Etouvans, accusée de sortilège, fut condamnée à être brûlée vive par la cour et chancellerie de Montbéliard, elle subit cette affreuse peine devant le grand pont de Montbéliard.

 En 1588 tous les habitants de Nommay étaient encore mainmortables, ils n’avaient pu profiter des franchises de la mainmorte accordées aux habitants du comté de Montbéliard par la comtesse Henriette en 1431 et par le comte Frédéric en 1584, par la raison qu’à ces deux époques ils étaient encore sous la dépendance immédiate des vassaux du comte. Deux ou trois affranchissements partiels furent accordés par le souverain après l’an 1622, vers le milieu du 17° siècle, d’autres affranchissements le furent à la fin du siècle et pendant le 18° siècle, de manière due en 1773 sur 32 familles, il n’en restait que 20 assujettis à la mainmorte, ce nombre fut bientôt réduit par de nouvelles concessions de franchise.

 En juillet 1628 la peste ravagea le village de Nommay, et vint aussi préluder aux désastres de la guerre de trente ans. Pendant cette guerre notamment de 1629 à 1638, les plus grands maux vinrent frapper les habitants, ils furent réduits aux dernières extrémités par les excès que des soldats étrangers commirent sur leurs personnes, par les dévastations de leurs propriétés, par l’enlèvement des vivres et des choses les plus essentielles à la vie. La famine et la contagion vinrent aussi faire à Nommay de nombreuses victimes en 1635, et la famine en fit encore en 1637 et en 1638, comme déjà en 1633. Malgré la paix de Wesphalie en 1648, bien des années s’écoulèrent avant la réparation de ces désastres.

 Le maréchal de la Ferté, assiégeant Belfort pendant les troubles civils de la France appelés guerre de la Fronde, fit ravager par ses troupes le village de Nommay en janvier 1654.

 Le village fut soumis à de longues et nombreuses charges pendant l’occupation du comté de Montbéliard par les armées de la France dès 1676 à 1679 et dès 1680 à 1698, les charges se renouvelèrent pendant l’occupation française de 1734 à 1736.

   Sous la date du 6 mai 1768, un échange fut fait entre le duc Charles de Wurtemberg, comte de Montbéliard et la duchesse de Mazarin, dame de Belfort, relativement aux droits et revenus qu’ils possédaient respectivement dans différents villages enclavés dans le comté de Montbéliard et en Alsace. Le duc Charles abandonna à la duchesse ses possessions de Châtenois, à Dorans et à Botans, et cette dame lui céda les possessions qu’elle avait à Dampierre les bois, à Nommay et à Brognard. En vertu de cet acte qui fut sanctionné au mois d’août suivant par les rois de France, les trois derniers villages cessèrent d’être mi-partis et dépendirent entièrement de la souveraineté du comté de Montbéliard. La famille catholique des Donzé de Nommay ne fut point inquiétée pour sa religion par le gouvernement de Montbéliard et put l’exercer librement, comme auparavant, elle continua à ne former qu’un ménage jusqu’après 1793, elle en formait 3 en 1873.

 Le 10 octobre 1793, le village de Nommay avec tout le comté de Montbéliard fut déclaré réuni à la France par Bernard de Saintes, membre de la convention nationale, jour de son arrivée dans la ville de ce nom. Il entra alors dans le département de la Haute Saône avec tout le comté dont il s’agit. Après avoir été pendant quelques mois du ressort de la justice de paix des communes rurales du district de Montbéliard, il fut compris vers la fin de décembre 1793 dans la formation du canton d’Audincourt et en suivit les destinées. Il passa avec le canton du département de la Haute Saône dans celui du Mont terrible en 1795. Il fut incorporé dans celui du Haut Rhin en 1801 et enfin celui du Doubs en 1815.

 Le prince de Montbéliard perdit en octobre 1793 tous ses droits et revenus seigneuriaux à Nommay, comme dans tout le reste du pays, ses fonds de terre furent alors confisqués et ils furent vendus vers 1797. Les biens de la recette ecclésiastique du comté de Montbéliard situés dans le même village furent vendus en 1799.

 Le 10 octobre 1793, Nommay fut réuni à la France avec tout le comté de Montbéliard. Il entra dans le canton d’Audincourt et dans le département de la Haute-Saône ; puis, il fit partie du département du Mont-Terrible en 1797, du Haut Rhin en 1801 et du Doubs en 1814.

 Les biens du Prince de Montbéliard furent alors vendus comme biens nationaux, et c’est à cette époque que les habitants de Nommay se partagèrent certains communaux suivant des règles qui se sont maintenues jusqu’à présent. Nommay ne possédait pas de cimetière, les morts étaient tous inhumés à Dambenois. C’est seulement en 1811 qu’un cimetière fut établi à Nommay.

 Une ancienne école datait de 1729, elle fut réparée et agrandie en 1775. L’école s’établie ensuite en 1845 en place de la mairie actuelle.

 Nommay souffrit beaucoup pendant les invasions militaires de la France en 1814 et 1815. Il y eut des exécutions militaires dans ce village à plusieurs reprises, notamment le 22 mars 1814. La guerre des Prussiens de 1870 à 1871 lui fut encore plus fatale, il n’eut à loger des soldats allemands que pendant quelques jours, mais il dut satisfaire à de nombreuses réquisitions.

 Le bâtiment de l’école acquis par la commune en 1729 fut réparé et agrandi en 1775. Une nouvelle maison d’école fut bâtie en 1845. Quant à la vieille maison d’école, elle a été vendue à un habitant de la commune et existe encore.

 Un cimetière fut établi à Nommay en 1811. Auparavant le cimetière de Dambenois servait pour Nommay comme pour Brognard. D’après le cadastre fait en 1835 et achevé en 1836 la superficie totale du territoire de Nommay comprend 320 hectares 16 ares 80 centiares, dont 32 hectares 64 ares 70 centiares en bois. Tous les bois sont communaux, il n’y en a point qui appartient à des particuliers. Anciennement les bois communaux étaient d’une grande étendue, un de ces bois appartenait par indivis aux habitants de Nommay, de Dambenois et de Brognard, il a été partagé entre ces trois villages après 1681 vers le commencement du 18° siècle. On a défriché une portion considérable des bois communaux de Nommay à différentes époques et encore à la fin du 18° siècle.

 A Nommay il existe une mine de fer en grains semblable à celles de Vieux Charmont et de Grand Charmont, rendant 40 pour cent d’une fonte de bonne qualité. Cette mine était déjà exploitée en 1670, elle a continué à l’être par puits et galeries pour le compte de la compagnie des forges d’Audincourt jusqu’en 1863, on suspendit alors les travaux parce que les minières ne produisaient plus par année une quantité suffisante de minerai. Au-dessous du moulin de Nommay et à une faible distance se trouvait un patouillet, reconstruit en 1709 pour le lavage du minerai, il fut supprimé lors de la cessation des travaux d’exploitation.

       Le moulin de Nommay établi sur un canal de dérivation de la Savoureuse est déjà mentionné dans un acte dès 1397, il dépendait alors du fief de Nommay, il fut réuni avec ce fief au domaine direct du comté de Montbéliard. Il fut vendu avec ses dépendances en 1680 à Henri de Forstner par le prince de Montbéliard pour la somme de 2000 florins, il fut racheté en 1780 sur les héritiers de Henri de Forstner donné en accense ment par le prince à un particulier dans la 2° moitié du 18° siècle. Il a été reconstruit en 1869. Il existe en outre à Nommay deux tuileries depuis le commencement du 19° siècle et plusieurs petits ateliers d’horlogerie travaillant pour les grandes fabriques du pays.

 Une brigade de douaniers séjourna à Nommay dès 1815 jusqu’en 1846 mais il n’y a jamais eu de bureau de douanes dans ce village.

 Le village en 1846 avait 336 âmes, 105 garçons, 61 hommes mariés, 8 veufs, 85 filles, 61 femmes mariées et 16 veuves. On cultivait 144ha de champs, 91 ha de prés et 38 ha de pâtures. Les 32ha de bois communaux assurait un petit affouage domestique. Dès 1858, l’activité rurale commença sa mutation vers l’élevage laitier et de boucherie, avec 28 bœufs, 60 vaches. La vie rurale ne sera compromise que très récemment après 1960, par la construction de lotissements au détriment des champs, par des sablières au détriment des pâturages.

 Nommay a subi le contre-coup de l’industrialisation du Pays progressivement. Au XIX è siècle, on nota dans le village la présence de tuileries et bien sûr le moulin. Le moulin appartenait aux Wittmer en 1852, la tuilerie aux Caburet. La tuilerie produisait jusqu’à 100 00 tuiles l’an et des briques et employait en 1883, 6 ouvriers. Dans les excavations à ciel ouvert et en galeries, on extrayait jusqu’à 34 000 qx de minerai de fer en 1843, mais l’exploitation s’arrêta sous le second empire, malgré de nouvelles recherches en 1861, la teneur en fonte n’étant que de 40%. Après 1926, Nommay retrouva 300 âmes et plafonna jusqu’en 1946 avec 323 habitants. Le nouveau décollage se produisit en liaison avec l’essor Peugeot de Sochaux à partir de 1954. Remplaçant moulin et tuileries, les petites usines locales, fabrique de tissus métalliques (1915), fabrique de scies (1930 : 26 ouvriers), laminage de l’acier à froid et trempage (1952), se spécialisèrent dans la sous-traitance avec la firme Peugeot.

 

 LES MAIRES DE NOMMAY

 

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéPartiQualité
1803 1813 Claude MARCHAND - -
1814 1815 Charles MARCHAND - -
1816 1817 Georges-Frédéric RIDEY - -
1818 1848 Georges-Frédéric RIDEY - -
1848 1855 David WITTMER - -
1855 1857 Jacques-Frédéric GOLL - -
1857 1870 Georges-David RIDEY - -
1870 1871 David FAIVRE - -
1871 1881 Jacques PECHIN - -
1881 1900 Henri FAIVRE - -
1901 1902 Henri SCHOR - -
1903 1908 Louis CABURET - -
1909 1914 Charles DONZE - -
1914 1919 Pierre GOLL - -
1919 1925 Louis CABURET - -
1925 1935 Emile MALBLANC - -
1935 1944 René GOLL - -
1944 1976 René LAMBERT - -
1976 1989 Jean STOCKLI - -
1989 2008 Claude BEURTHERET - -
2008 2014 Guy CHATELAIN    
2014   Thierry BOILLOT - -
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